
Déposer une contribution et consulter les avis
Retour vers Déposer une contribution et consulter les avisNon aux aménagements inutiles, contre-productifs et coûteux
Le projet de la LOR me semble bien peu pertinent à plusieurs égards.
Lorsque l'on connaît les objectifs affichés (fluidifier le trafic, entre autre), et les réalités terrain, il semble que la solution envisagée ne soit ni utile ni pertinente.
Pour commencer, l'axe est, certes, encombré à certains moments de l'année : mais à quelle hauteur. Une dizaine de jours en décembre, environ trois semaines en février et un grand maximum de 5 semaines en été (en étant généreux). Le reste du temps, le trafic est d'une grande fluidité. Or, l'on sait que lorsque l'on créé des infrastructures, l'on créé des besoins et non l'inverse (on peut consulter à cet égard le documentaire Demain de C. Dion). La création d'une troisième voie contribuera donc à accentuer le trafic et à alourdir les nuisances pour les riverains de cette fameuse "lor". Je pense aux nuisances du futur trafic (bruits, émission de CO2) et des travaux inhérents à la création de ces aménagements.
Lorsque l'on connaît le terrain également, l'on sait qu'il est physiquement impossible de créer une troisième voie sur la totalité de l'axe (ce que le dossier concère, certes). Ainsi, cela signifie qu'il y aura des secteurs avec une troisième et d'autres avec seulement deux voies. Cela implique donc autant de goulets d'étranglement. Or, l'on sait que les goulets d'étranglements et autres resserrements ne conduisent qu'à encombrer le trafic et non à le fluidifier. La solution envisagée apparait ici non seulement peu pertinente mais tout à fait contre productive. Il faut d'ailleurs savoir se garder d'un danger proche qui guette les régions de montagne et risquent de les priver de leur capital "naturel": le surtourisme. Des actions contre le surtourisme sont déjà prises dans la vallée de la Clarée, la commune de Cervières et désormais à Villard-Saint-Pancrace : pourquoi conduire des actions en contradiction les unes avec les autres? Créer des infrastructures qui vont créer des besoins risquent, à moyen et long terme de détourner les touristes de la région durablement. Mieux vaut attirer moins de touristes en préservant un capital: celui d'un environnement préservé, mais plus longtemps.
Les experts sont d'accord pour dire que le climat change et que ces changements rendent plus fréquentes les catastrophes naturelles comme les inondations. Les experts s'accordent aussi pour rappeler que l'artificialisation des sols ne fait qu'aggraver le problème. Les inondations du mois de juin 2024 ne sont pas si loin et devraient nous alerter. La loi ZAN (la loi visant à zéro artificialisation des sols à l'horizon 2050) a été adoptée en juillet 2023 et, bien que la loi Olympique ait vocation à mettre en place une forme d'état d'urgence (comme en 2015 ou en 2020), il faudrait garder à l'esprit le bien fondé de cette loi. De fait, son abrogation récente a été retoquée très récemment. Ainsi, il semble également contre-productif pour les habitants de vouloir encore artificialiser les sols.
D'autres solutions sont possibles et doivent être envisagées. Partout dans le monde, des téléphériques urbains sont utilisés; y compris sans dénivelé. Un tel aménagement dans la vallée avec des arrêts tout le long, fonctionnant à la fréquence d'un métro permettrait de réduire considérablement le trafic en période de vacances scolaires. En dehors, même si ce dernier est fluide, les émissions de CO2 pourraient malgré tout être réduites par de tels aménagements car le locaux pourraient se rendre au travail à n'importe quelle heure sans avoir à utiliser de véhicule thermique. On sait, en outre, que la fréquence des bus est augmenté pendant les vacances scolaires mais ne le sera pas en dehors: ce qui est logique, certes, mais qui ne permet pas de proposer des solutions de transports en commun pour les résidents permanents. Dans d'autres vallées alpines, également, on aménage les axes de circulation avec des trains à crémaillères ou des tramway : pourquoi cette solution n'est-elle pas envisagée pour la vallée de la Guisane : là encore, des rotations plus fréquentes pourraient être proposés aux résidents locaux (comme dans le cas d'un téléphérique) avec moins d'impacts (qu'il s'agisse de nuisances sonores ou en termes d'émission de gaz à effets de serre ou bien encore de la création d'encombrements inévitables avec une troisième voie de circulation routière).
Pour finir, le cahier des charges du CIO demande soit à pouvoir conovyer les athlètes et journalistes sur une voie dédiée (d'où la fameuse "lor" dont le projet n'est absolument pas élaboré pour servir les besoins des locaux ni même des touristes) ou bien de loger athlètes et touristes sur les lieux des épreuves. La commune de la Salle Les Alpes, qui est censée accueillir plusieurs épreuves est doté d'un parc hôtelier important qui ne cesse d'ailleurs de s'étoffer. Le Club Med propose d'accueillier journalistes et athlètes : pourquoi ne pas utiliser une infrastructure qui existe déjà, réduirait les déplacements quotidiens le temps des épreuves et réduirait les nuisances après celles-ci (qui ne dureront que 4 semaines avec les épreuves paralympiques). Par ailleurs, alors même que la Commune de Montgenèvre doit accueillir des épreuves, rien n'est envisagé pour créer une troisième voie vers cette station. C'est physiquement impossible, là encore : cela veut donc dire que, selon les cas, le cahier des charges du CIO est contourné. Qu'il peut l'être en tout cas. D'ailleurs, il est aussi possible de loger des athlètes et journalistes directement sur la station. Difficile, également, de comprendre le projet de poursuivre la fameuse troisième voie au-delà de la commune de La Salle Les Alpes puisque rien ne l'exige dans le cahier des charges du CIO, sauf à créer d'autres goulets d'étranglement et donc d'autres occasions de voir les voies bouchées à de plus nombreuses occasions.
Les aménagements envisagés ne semblent pas tenir compte des besoins des résidents annuels. Ils nient les grands enjeux environnementaux et climatiques actuels et sont donc, à cet égard, irresponsables. Ils entrent en totale contradiction avec les discours des porteurs du projet de proposer des Jeux verts et durables. Ils nient la problématique du surtourisme et de ses risques. Ils font la fausse promesse d'investissements durables et rentables pour chacun, notamment les habitants sans tenir compte du fait que les bénéfices seront très largement privatisés, que la dette s'accumulera et que les coûts environnementaux ont été minimisés. Ils occultent le fait que les transformations envisagées se feront très peu au bénéfice des deux communes censées accueillir des épreuves dans le briançonnais.
D'autres jeux sont possibles, même s'il est aussi tout à fait envisageable d'y renoncer tout simplement.
Lorsque l'on connaît les objectifs affichés (fluidifier le trafic, entre autre), et les réalités terrain, il semble que la solution envisagée ne soit ni utile ni pertinente.
Pour commencer, l'axe est, certes, encombré à certains moments de l'année : mais à quelle hauteur. Une dizaine de jours en décembre, environ trois semaines en février et un grand maximum de 5 semaines en été (en étant généreux). Le reste du temps, le trafic est d'une grande fluidité. Or, l'on sait que lorsque l'on créé des infrastructures, l'on créé des besoins et non l'inverse (on peut consulter à cet égard le documentaire Demain de C. Dion). La création d'une troisième voie contribuera donc à accentuer le trafic et à alourdir les nuisances pour les riverains de cette fameuse "lor". Je pense aux nuisances du futur trafic (bruits, émission de CO2) et des travaux inhérents à la création de ces aménagements.
Lorsque l'on connaît le terrain également, l'on sait qu'il est physiquement impossible de créer une troisième voie sur la totalité de l'axe (ce que le dossier concère, certes). Ainsi, cela signifie qu'il y aura des secteurs avec une troisième et d'autres avec seulement deux voies. Cela implique donc autant de goulets d'étranglement. Or, l'on sait que les goulets d'étranglements et autres resserrements ne conduisent qu'à encombrer le trafic et non à le fluidifier. La solution envisagée apparait ici non seulement peu pertinente mais tout à fait contre productive. Il faut d'ailleurs savoir se garder d'un danger proche qui guette les régions de montagne et risquent de les priver de leur capital "naturel": le surtourisme. Des actions contre le surtourisme sont déjà prises dans la vallée de la Clarée, la commune de Cervières et désormais à Villard-Saint-Pancrace : pourquoi conduire des actions en contradiction les unes avec les autres? Créer des infrastructures qui vont créer des besoins risquent, à moyen et long terme de détourner les touristes de la région durablement. Mieux vaut attirer moins de touristes en préservant un capital: celui d'un environnement préservé, mais plus longtemps.
Les experts sont d'accord pour dire que le climat change et que ces changements rendent plus fréquentes les catastrophes naturelles comme les inondations. Les experts s'accordent aussi pour rappeler que l'artificialisation des sols ne fait qu'aggraver le problème. Les inondations du mois de juin 2024 ne sont pas si loin et devraient nous alerter. La loi ZAN (la loi visant à zéro artificialisation des sols à l'horizon 2050) a été adoptée en juillet 2023 et, bien que la loi Olympique ait vocation à mettre en place une forme d'état d'urgence (comme en 2015 ou en 2020), il faudrait garder à l'esprit le bien fondé de cette loi. De fait, son abrogation récente a été retoquée très récemment. Ainsi, il semble également contre-productif pour les habitants de vouloir encore artificialiser les sols.
D'autres solutions sont possibles et doivent être envisagées. Partout dans le monde, des téléphériques urbains sont utilisés; y compris sans dénivelé. Un tel aménagement dans la vallée avec des arrêts tout le long, fonctionnant à la fréquence d'un métro permettrait de réduire considérablement le trafic en période de vacances scolaires. En dehors, même si ce dernier est fluide, les émissions de CO2 pourraient malgré tout être réduites par de tels aménagements car le locaux pourraient se rendre au travail à n'importe quelle heure sans avoir à utiliser de véhicule thermique. On sait, en outre, que la fréquence des bus est augmenté pendant les vacances scolaires mais ne le sera pas en dehors: ce qui est logique, certes, mais qui ne permet pas de proposer des solutions de transports en commun pour les résidents permanents. Dans d'autres vallées alpines, également, on aménage les axes de circulation avec des trains à crémaillères ou des tramway : pourquoi cette solution n'est-elle pas envisagée pour la vallée de la Guisane : là encore, des rotations plus fréquentes pourraient être proposés aux résidents locaux (comme dans le cas d'un téléphérique) avec moins d'impacts (qu'il s'agisse de nuisances sonores ou en termes d'émission de gaz à effets de serre ou bien encore de la création d'encombrements inévitables avec une troisième voie de circulation routière).
Pour finir, le cahier des charges du CIO demande soit à pouvoir conovyer les athlètes et journalistes sur une voie dédiée (d'où la fameuse "lor" dont le projet n'est absolument pas élaboré pour servir les besoins des locaux ni même des touristes) ou bien de loger athlètes et touristes sur les lieux des épreuves. La commune de la Salle Les Alpes, qui est censée accueillir plusieurs épreuves est doté d'un parc hôtelier important qui ne cesse d'ailleurs de s'étoffer. Le Club Med propose d'accueillier journalistes et athlètes : pourquoi ne pas utiliser une infrastructure qui existe déjà, réduirait les déplacements quotidiens le temps des épreuves et réduirait les nuisances après celles-ci (qui ne dureront que 4 semaines avec les épreuves paralympiques). Par ailleurs, alors même que la Commune de Montgenèvre doit accueillir des épreuves, rien n'est envisagé pour créer une troisième voie vers cette station. C'est physiquement impossible, là encore : cela veut donc dire que, selon les cas, le cahier des charges du CIO est contourné. Qu'il peut l'être en tout cas. D'ailleurs, il est aussi possible de loger des athlètes et journalistes directement sur la station. Difficile, également, de comprendre le projet de poursuivre la fameuse troisième voie au-delà de la commune de La Salle Les Alpes puisque rien ne l'exige dans le cahier des charges du CIO, sauf à créer d'autres goulets d'étranglement et donc d'autres occasions de voir les voies bouchées à de plus nombreuses occasions.
Les aménagements envisagés ne semblent pas tenir compte des besoins des résidents annuels. Ils nient les grands enjeux environnementaux et climatiques actuels et sont donc, à cet égard, irresponsables. Ils entrent en totale contradiction avec les discours des porteurs du projet de proposer des Jeux verts et durables. Ils nient la problématique du surtourisme et de ses risques. Ils font la fausse promesse d'investissements durables et rentables pour chacun, notamment les habitants sans tenir compte du fait que les bénéfices seront très largement privatisés, que la dette s'accumulera et que les coûts environnementaux ont été minimisés. Ils occultent le fait que les transformations envisagées se feront très peu au bénéfice des deux communes censées accueillir des épreuves dans le briançonnais.
D'autres jeux sont possibles, même s'il est aussi tout à fait envisageable d'y renoncer tout simplement.