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Retour vers Déposer une contribution et consulter les avisAvis sur le projet de LOR
Réflexions sur le projet de LOR
Le projet de LOR repose sur la nécessité de garantir une circulation fluide pendant les JO 2030 et sur le besoin d'améliorer la circulation pendant les pointes de fréquentation de la vallée. Le projet est censé couvrir l'itinéraire de la gare de Briançon jusqu'au Monêtier-les-Bains (jusqu'à La Salle à l'échéance 2030).
Il est facile de constater d'une part l'intensité de la circulation, certes variant fortement en fonction des saisons et de la fréquentation touristique et d'autre part les difficultés permanentes de la traversée de Briançon Sainte Catherine entre la gare et la Grande Boucle. Ces difficultés sont d'ailleurs régulièrement signalées par les pompiers dont la caserne de Briançon est située au-delà de la gare et dont les interventions impliquent la plupart du temps des traversées de la ville.
La quasi impossibilité de mettre en œuvre des itinéraires alternatifs (tout au moins à un cout raisonnable) implique de rechercher des améliorations de l'infrastructure actuelle et des progrès des services de bus actuels. Cela implique d'abord une bonne analyse des problèmes actuellement rencontrés.
Concernant l'infrastructure
Les origines des encombrements les plus importants se situent :
- aux difficultés à tourner à gauche, pour le sens descendant, au carrefour du Moulin Faure (hors du périmètre d'études mais point noir parmi les principaux du département – en temps perdu par les usagers) dont les encombrements qu'il engendre remontent fréquemment jusqu'à la Grande Boucle voire au-delà.
- aux difficultés de traverser le carrefour de la Petite Boucle dont le système de feu tricolore et de rond-point fonctionne parfaitement jusqu'à un certain niveau d'intensité de la circulation mais qui provoque un blocage total au-delà.
- à Chantemerle, les traversées intempestives de piétons et l'insuffisance du carrefour de la rue St Bernard aux heures auxquelles se vident les parkings qu'elle dessert.
Des difficultés ponctuelles mais hélas assez fréquentes, pendant les pointes de fréquentation touristique, proviennent de l'insuffisance de certains arrêts de bus, soit qu'ils empiètent sur la chaussée et gênent la circulation et soit plus généralement qu'ils ne sont dimensionnés pour recevoir qu'un seul bus. L'important nombre de bus résulte à la fois du service public ALTIGO, de l'existence de navettes locales communales et de nombreux bus au service des grands opérateurs de tourisme ; ce trafic justifie clairement que tous les arrêts puissent recevoir au moins deux véhicules.
Concernant le service de bus
La nécessité d'un service de bus performant et satisfaisant la clientèle fait l'objet d'un large consensus ; les difficultés relevées aujourd'hui sur la ligne 6 d'ALTIGO proviennent :
- des temps passés aux arrêts pour les montées ou descentes de voyageurs souvent encombrés de skis, de bâtons ou de bagages.
- de la complexité de la tarification (qui nécessiterait aujourd'hui une simplification drastique voire le retour à la gratuité intégrale)
- du temps nécessaire au péage (information tarifaire, moyen de paiement, monnaies…).
- d'insuffisances du système de régulation de la circulation des bus qui devrait mieux prendre en compte la durée très variable des temps passés aux arrêts, pour assurer un service plus régulier.
Propositions d'améliorations des infrastructures :
La réalisation de voies dédiées aux bus semble irréalisable entre Briançon et Villeneuve (tout au moins de longueur suffisante pour être efficaces). La réinsertion des bus dans le trafic général en fin de voie dédiée est complexe et risque d'être génératrice d'accidents ; la multiplicité de telles voies est délicate sur le plan de la sécurité routière. La création de telles voies est donc exclue des propositions ci-dessous.
> Pour la section de la gare SNCF de Briançon au carrefour de la Petite Boucle
On ne peut ignorer que dans les ronds-points les virages ralentissent la circulation des bus et dégradent le confort de leurs usagers. Actuellement de la gare SNCF jusqu'à la Grande Boucle les bus doivent franchir six ronds-points !
Les difficultés de circulation proviennent pour l'essentiel de l'encombrement fréquent du rond-point JY Dusserre (souvent dénommé Leclerc). Son remplacement par un feu tricolore intelligent avec priorité pour les passages des bus, pourrait régler le problème surtout si la sortie du parking Leclerc était déplacée (comme envisagée aujourd'hui).
Au carrefour de l'avenue Général de Gaulle / avenue de la République (face à l'ancien garage Julien) une augmentation du trafic peut rendre plus difficile la circulation surtout si celle-ci n'est plus ralentie au rond-point JY Dusserre.
Le rond-point de la place de l'Europe constitue incontestablement une difficulté pour les bus de grande taille en provenance de la gare et devant tourner vers l'avenue du 15/9 pour accéder à la vallée de la Guisane.
> Traversée de Chantemerle
La traversée intempestive de piétons ne peut se résoudre que par des passages souterrains ou, éventuellement des feux tricolores.
Le carrefour "Saint Bernard" doit être équipé d'un feu tricolore intelligent (et mis en service uniquement pendant les périodes de pointes de fréquentation) ; c'est le seul moyen de fluidifier la circulation de la RD 1091 et celles des parkings situés de part et d'autre de cette route ; l'existence de ce feu permet aussi de gérer en ce point, les flux de piétons.
L'intensité des traversées de piétons à certaines heures (retours du ski) exclue la mise en place d'autres feux tricolores (qu'il serait difficile de synchroniser) ; la construction d'au moins deux passages souterrains à la place des passages "piétons" actuels, entre le passage existant de l'allée des Boutiques et le carrefour du Colombier, pourrait résoudre ces difficultés ; la pose de barrières des deux côtés de la chaussée devrait dissuader les traversées. Un bon fonctionnement de ces équipements implique une signalétique adaptée et un réel confort pour l'usager (pentes faibles, déneigées automatiquement, escalators si nécessaires, éclairage de qualité, décoration, …)
> Carrefour du Moulin Faure
Celui-ci est en dehors de l'itinéraire envisagé pour la LOR mais il reste parmi les principaux points les plus embouteillés des Hautes-Alpes et les encombrements qu'il provoque remontent fréquemment jusqu'à la Grande Boucle ; son amélioration est indispensable en raison notamment de l'accroissement prévisible des échanges entre la vallée de la Guisane et le Sud du département. Le problème réside pour l'essentiel dans l'absence de voie "tourne à gauche" pour les véhicules descendant et souhaitant rejoindre le centre-ville. Indépendamment de l'organisation des JO, il est indispensable et urgent que les autorités municipales et les gestionnaires de réseaux routiers concernés fassent le nécessaire pour améliorer le fonctionnement de ce carrefour.
Améliorations du service de bus de la vallée de la Guisane (ligne 6 d'ALTIGO) ; BHNS
Bien que ne circulant pas en site propre le service actuel de bus de la ligne 6 s'approche des caractéristiques d'un BHNS ; fréquence, taille des véhicules en particulier. Comme indiqué plus haut, la tarification et les temps de montées / descentes de voyageurs doivent être améliorés et il est clair que seule la gratuité, par sa simplicité pour l'usager et pour l'exploitant, attirera dans les bus d'actuels usagers de voiture particulière.
Un effort est à réaliser en matière de suivi et de régulation de la circulation des bus ; l'exploitant semble conscient de la question et prêt à faire le nécessaire (liaison avec les bus, organisation d'un PC régulateur…).
Conclusion
Le projet de LOR n'est qu'une description approximative et utopique d'un projet irréalisable avec 42 millions d'euros ; sa justification principale ne repose que sur la nécessité de faire un seul village pour les deux sites d'épreuves olympiques de Montgenèvre et de Serre Chevalier. La séparation en deux villages (Montgenèvre – Briançon et Villeneuve) diminuerait les contraintes imposées par le CIO et la réalisation des propositions ci-dessus améliorerait substantiellement la circulation pour les JO et, surtout, constituerait un héritage appréciable par tous, touristes, vacanciers, résidents secondaires ou permanents sans oublier les personnels saisonniers et tous les professionnels appelés à circuler dans la vallée.
OOOOO
JDS 260603 LOR v2
Le projet de LOR repose sur la nécessité de garantir une circulation fluide pendant les JO 2030 et sur le besoin d'améliorer la circulation pendant les pointes de fréquentation de la vallée. Le projet est censé couvrir l'itinéraire de la gare de Briançon jusqu'au Monêtier-les-Bains (jusqu'à La Salle à l'échéance 2030).
Il est facile de constater d'une part l'intensité de la circulation, certes variant fortement en fonction des saisons et de la fréquentation touristique et d'autre part les difficultés permanentes de la traversée de Briançon Sainte Catherine entre la gare et la Grande Boucle. Ces difficultés sont d'ailleurs régulièrement signalées par les pompiers dont la caserne de Briançon est située au-delà de la gare et dont les interventions impliquent la plupart du temps des traversées de la ville.
La quasi impossibilité de mettre en œuvre des itinéraires alternatifs (tout au moins à un cout raisonnable) implique de rechercher des améliorations de l'infrastructure actuelle et des progrès des services de bus actuels. Cela implique d'abord une bonne analyse des problèmes actuellement rencontrés.
Concernant l'infrastructure
Les origines des encombrements les plus importants se situent :
- aux difficultés à tourner à gauche, pour le sens descendant, au carrefour du Moulin Faure (hors du périmètre d'études mais point noir parmi les principaux du département – en temps perdu par les usagers) dont les encombrements qu'il engendre remontent fréquemment jusqu'à la Grande Boucle voire au-delà.
- aux difficultés de traverser le carrefour de la Petite Boucle dont le système de feu tricolore et de rond-point fonctionne parfaitement jusqu'à un certain niveau d'intensité de la circulation mais qui provoque un blocage total au-delà.
- à Chantemerle, les traversées intempestives de piétons et l'insuffisance du carrefour de la rue St Bernard aux heures auxquelles se vident les parkings qu'elle dessert.
Des difficultés ponctuelles mais hélas assez fréquentes, pendant les pointes de fréquentation touristique, proviennent de l'insuffisance de certains arrêts de bus, soit qu'ils empiètent sur la chaussée et gênent la circulation et soit plus généralement qu'ils ne sont dimensionnés pour recevoir qu'un seul bus. L'important nombre de bus résulte à la fois du service public ALTIGO, de l'existence de navettes locales communales et de nombreux bus au service des grands opérateurs de tourisme ; ce trafic justifie clairement que tous les arrêts puissent recevoir au moins deux véhicules.
Concernant le service de bus
La nécessité d'un service de bus performant et satisfaisant la clientèle fait l'objet d'un large consensus ; les difficultés relevées aujourd'hui sur la ligne 6 d'ALTIGO proviennent :
- des temps passés aux arrêts pour les montées ou descentes de voyageurs souvent encombrés de skis, de bâtons ou de bagages.
- de la complexité de la tarification (qui nécessiterait aujourd'hui une simplification drastique voire le retour à la gratuité intégrale)
- du temps nécessaire au péage (information tarifaire, moyen de paiement, monnaies…).
- d'insuffisances du système de régulation de la circulation des bus qui devrait mieux prendre en compte la durée très variable des temps passés aux arrêts, pour assurer un service plus régulier.
Propositions d'améliorations des infrastructures :
La réalisation de voies dédiées aux bus semble irréalisable entre Briançon et Villeneuve (tout au moins de longueur suffisante pour être efficaces). La réinsertion des bus dans le trafic général en fin de voie dédiée est complexe et risque d'être génératrice d'accidents ; la multiplicité de telles voies est délicate sur le plan de la sécurité routière. La création de telles voies est donc exclue des propositions ci-dessous.
> Pour la section de la gare SNCF de Briançon au carrefour de la Petite Boucle
On ne peut ignorer que dans les ronds-points les virages ralentissent la circulation des bus et dégradent le confort de leurs usagers. Actuellement de la gare SNCF jusqu'à la Grande Boucle les bus doivent franchir six ronds-points !
Les difficultés de circulation proviennent pour l'essentiel de l'encombrement fréquent du rond-point JY Dusserre (souvent dénommé Leclerc). Son remplacement par un feu tricolore intelligent avec priorité pour les passages des bus, pourrait régler le problème surtout si la sortie du parking Leclerc était déplacée (comme envisagée aujourd'hui).
Au carrefour de l'avenue Général de Gaulle / avenue de la République (face à l'ancien garage Julien) une augmentation du trafic peut rendre plus difficile la circulation surtout si celle-ci n'est plus ralentie au rond-point JY Dusserre.
Le rond-point de la place de l'Europe constitue incontestablement une difficulté pour les bus de grande taille en provenance de la gare et devant tourner vers l'avenue du 15/9 pour accéder à la vallée de la Guisane.
> Traversée de Chantemerle
La traversée intempestive de piétons ne peut se résoudre que par des passages souterrains ou, éventuellement des feux tricolores.
Le carrefour "Saint Bernard" doit être équipé d'un feu tricolore intelligent (et mis en service uniquement pendant les périodes de pointes de fréquentation) ; c'est le seul moyen de fluidifier la circulation de la RD 1091 et celles des parkings situés de part et d'autre de cette route ; l'existence de ce feu permet aussi de gérer en ce point, les flux de piétons.
L'intensité des traversées de piétons à certaines heures (retours du ski) exclue la mise en place d'autres feux tricolores (qu'il serait difficile de synchroniser) ; la construction d'au moins deux passages souterrains à la place des passages "piétons" actuels, entre le passage existant de l'allée des Boutiques et le carrefour du Colombier, pourrait résoudre ces difficultés ; la pose de barrières des deux côtés de la chaussée devrait dissuader les traversées. Un bon fonctionnement de ces équipements implique une signalétique adaptée et un réel confort pour l'usager (pentes faibles, déneigées automatiquement, escalators si nécessaires, éclairage de qualité, décoration, …)
> Carrefour du Moulin Faure
Celui-ci est en dehors de l'itinéraire envisagé pour la LOR mais il reste parmi les principaux points les plus embouteillés des Hautes-Alpes et les encombrements qu'il provoque remontent fréquemment jusqu'à la Grande Boucle ; son amélioration est indispensable en raison notamment de l'accroissement prévisible des échanges entre la vallée de la Guisane et le Sud du département. Le problème réside pour l'essentiel dans l'absence de voie "tourne à gauche" pour les véhicules descendant et souhaitant rejoindre le centre-ville. Indépendamment de l'organisation des JO, il est indispensable et urgent que les autorités municipales et les gestionnaires de réseaux routiers concernés fassent le nécessaire pour améliorer le fonctionnement de ce carrefour.
Améliorations du service de bus de la vallée de la Guisane (ligne 6 d'ALTIGO) ; BHNS
Bien que ne circulant pas en site propre le service actuel de bus de la ligne 6 s'approche des caractéristiques d'un BHNS ; fréquence, taille des véhicules en particulier. Comme indiqué plus haut, la tarification et les temps de montées / descentes de voyageurs doivent être améliorés et il est clair que seule la gratuité, par sa simplicité pour l'usager et pour l'exploitant, attirera dans les bus d'actuels usagers de voiture particulière.
Un effort est à réaliser en matière de suivi et de régulation de la circulation des bus ; l'exploitant semble conscient de la question et prêt à faire le nécessaire (liaison avec les bus, organisation d'un PC régulateur…).
Conclusion
Le projet de LOR n'est qu'une description approximative et utopique d'un projet irréalisable avec 42 millions d'euros ; sa justification principale ne repose que sur la nécessité de faire un seul village pour les deux sites d'épreuves olympiques de Montgenèvre et de Serre Chevalier. La séparation en deux villages (Montgenèvre – Briançon et Villeneuve) diminuerait les contraintes imposées par le CIO et la réalisation des propositions ci-dessus améliorerait substantiellement la circulation pour les JO et, surtout, constituerait un héritage appréciable par tous, touristes, vacanciers, résidents secondaires ou permanents sans oublier les personnels saisonniers et tous les professionnels appelés à circuler dans la vallée.
OOOOO
JDS 260603 LOR v2