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Stop aux projets inutiles, parasites et dégradants

D'une part, remise en cause du coût du projet.
Les Jeux Olympiques de Paris de 2024 ont coûté plus de 6 milliards alors que leur coût aurait pu être de 1.5 milliards et qu'une bonne part est alimentée par l'argent public. Or, on nous annonce que ce nouveau projet de jeux va coûter 2.19 milliards qui vont donc s'ajouter à la dépense énorme précédente, soit + de 8 milliards dépensés pour ce seul projet en à peine 6 ans. Si on ne conteste pas maintenant ce coût exorbitant, la prochaine fois, c'est combien sur le dos du contribuable ?

En plus, il est évident que le sport ne répond pas à des enjeux prioritaires. Vous devriez prendre en compte l'enjeu d'un projet et savoir que les Jeux ne servent qu'au divertissement. C'est d'autant plus scandaleux qu'en parallèle, la cause animale et environnementale ont aussi besoin d'argent pour financer des projets cruciaux dont l'enjeu, lui, est vital pour des écosystèmes qui auraient besoin de réparation et pour des espèces animales qui sont menacées d'extinction. Faut ajouter que la création d'un axe transport collectif n'est pas pertinente pour ce type d'évènement. Nous avons besoin de développer le transport collectif mais pas pour cet évènement ludique qui n'attire au fond qu'une très faible partie de la population française tant les disciplines olympiques sont vite devenues des sports privilégiés. Que n'employez-vous pas cet argent à développer ou réparer le réseau ferroviaire qui est réclamé par des associations comme Alternatiba et qui concerne la plupart des gens ?

D'autre part ce projet va laisser un impact dégradant sur l'environnement en héritage. C'est une aberration écologique à l'heure où l'on ne cesse de démontrer les conséquences sanitaires déplorables des projets industriels. Face à la montée de la sécheresse et la pollution des eaux à l'échelle mondiale, nous savons que notre capital en eau est très dégradé et qu'il faudrait désormais prendre des mesures pour en préserver la ressource. Or, ce projet va à l'encontre de cet objectif pour contribuer au gaspillage de nos réserves en eau dans leur transformation en neige artificielle. Il faut environ1000 mètres cubes d'eau par hectare de piste même si à l'heure actuelle, on ne sait pas pour le nombre d'hectares concerné. La COJOP devrait connaître le nombre d'hectares de piste concerné et faire le calcul du coût en eau utilisé, un calcul qui est nécessaire quand on s'engage dans un pareil projet et que l'on veut étudier l'impact environnemental. Cette eau étant prélevée dans les lacs, les cours d'eau, la fabrication de la neige artificielle contribue obligatoirement à mutiler le paysage d'origine en provoquant la disparition ou la réduction de ces mêmes lacs et cours d'eau insidieusement. Or, ras-le-bol d'assécher le pays pour un usage futile !