Déposer une contribution et consulter les avis

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Vous osez appeler ça une "concertation" ? HONTEUSE OPERATION DE COMMUNICATION

Le dispositif présenté relève davantage d’une opération de communication descendante que d’une véritable concertation citoyenne.

À aucun moment il n’est possible, sur cette plateforme, de poser une question directement aux maîtres d’ouvrage. Cette absence n’est pas un simple oubli technique : elle constitue un manquement fondamental aux principes mêmes de la participation du public.

Comment parler de “concertation” lorsque :

les citoyens ne peuvent pas interpeller les porteurs du projet,
aucun espace de dialogue contradictoire n’est prévu,
aucune garantie de réponse n’est offerte ?

Une concertation digne de ce nom suppose un échange, une possibilité de questionner, de demander des précisions, de confronter les arguments. Ici, on demande au public de “déposer un avis” dans le vide, sans interaction, sans retour, sans débat.

C’est une conception profondément déséquilibrée de la participation, où l’on simule l’écoute sans en donner les moyens réels.

Cette situation est d’autant plus problématique que :

les documents mis à disposition peuvent soulever des interrogations légitimes,
les impacts du projet nécessitent des éclaircissements,
les citoyens sont explicitement invités à s’exprimer… sans pouvoir dialoguer.

En l’état, ce dispositif s’apparente à une consultation verrouillée, où la parole est tolérée mais le dialogue empêché.

Il est urgent de corriger cette lacune majeure en permettant :

la possibilité de poser des questions publiques,
des réponses visibles de tous,
un véritable échange entre citoyens et maîtres d’ouvrage.

Sans cela, il est difficile de ne pas considérer cette démarche comme une concertation de façade, voire une mise en scène de la participation.

La participation citoyenne ne peut pas être un simple alibi. Elle doit être exigeante, transparente et interactive.

Aujourd’hui, ce n’est manifestement pas le cas.