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Retour vers Déposer une contribution et consulter les avisEffet d’aubaine et réalité économique
La ville de Briançon profite de la manne olympique pour sauver un patrimoine UNESCO en péril (que l'État et la commune peinent à entretenir depuis le départ de l'armée en 2008), tandis que la SOLIDEO cherche un projet d'héritage "vitrine" et spectaculaire pour marquer l'histoire des Jeux d'hiver.
Restaurer un monument historique classé à l'UNESCO coûte entre 3 et 5 fois plus cher au mètre carré qu'une construction neuve éco-conçue.
Par ailleurs, un fort Vauban est, par essence, conçu pour être difficile d'accès. Sa configuration et son accès par la vallée de la Cerveyrette (col Izoard) contredit frontalement l'obligation d'un village 100 % accessible pour les Jeux Paralympiques. La solution envisagée d'un transport par câble résout une partie du dénivelé, mais engendre des goulots d'étranglement logistiques pour accéder à la Schappe depuis la vallée de la Guisane et celle de la haute Durance !
Sans retenir l'implantation d'une structure modulaire type "Grand Palais Éphémère de 2024" qui répondrait parfaitement aux objectifs de sobriété budgétaire mais ne laisserait pas d’empreinte pérenne, des solutions alternatives sont envisageables en réhabilitant des bâtiments plus récents et diffus dans le briançonnais.
Par exemple, la réhabilitation de la filature de la Schappe et la reconversion d'une partie saine de Rhône-Azur, voire sa démolition/reconstruction si le label "Architecture Contemporaine Remarquable" est retiré, pourrait être envisagée à moindre frais par rapport au projet du fort des Têtes.
Enfin si le coût final de la réhabilitation du fort de Têtes est massivement subventionné par l'enveloppe olympique, il est légitime de questionner l’équilibre économique à la revente ou la location en "logements abordables ou sociaux" sans une perte récurrente pour la collectivité. De plus, un quartier excentré, soumis à des contraintes de déplacement rudes en hiver, correspond rarement aux attentes de jeunes actifs ou de primo-accédants qui cherchent la proximité des services, des écoles et des commerces de centre-ville.
Restaurer un monument historique classé à l'UNESCO coûte entre 3 et 5 fois plus cher au mètre carré qu'une construction neuve éco-conçue.
Par ailleurs, un fort Vauban est, par essence, conçu pour être difficile d'accès. Sa configuration et son accès par la vallée de la Cerveyrette (col Izoard) contredit frontalement l'obligation d'un village 100 % accessible pour les Jeux Paralympiques. La solution envisagée d'un transport par câble résout une partie du dénivelé, mais engendre des goulots d'étranglement logistiques pour accéder à la Schappe depuis la vallée de la Guisane et celle de la haute Durance !
Sans retenir l'implantation d'une structure modulaire type "Grand Palais Éphémère de 2024" qui répondrait parfaitement aux objectifs de sobriété budgétaire mais ne laisserait pas d’empreinte pérenne, des solutions alternatives sont envisageables en réhabilitant des bâtiments plus récents et diffus dans le briançonnais.
Par exemple, la réhabilitation de la filature de la Schappe et la reconversion d'une partie saine de Rhône-Azur, voire sa démolition/reconstruction si le label "Architecture Contemporaine Remarquable" est retiré, pourrait être envisagée à moindre frais par rapport au projet du fort des Têtes.
Enfin si le coût final de la réhabilitation du fort de Têtes est massivement subventionné par l'enveloppe olympique, il est légitime de questionner l’équilibre économique à la revente ou la location en "logements abordables ou sociaux" sans une perte récurrente pour la collectivité. De plus, un quartier excentré, soumis à des contraintes de déplacement rudes en hiver, correspond rarement aux attentes de jeunes actifs ou de primo-accédants qui cherchent la proximité des services, des écoles et des commerces de centre-ville.