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Retour vers Déposer une contribution et consulter les avisRéservée à qui ?
Je suis sur le principe opposée à la tenue de nouveaux JO d'hiver en France. Ils sont complètement incompatibles avec la nécessaire évolution du modèle économique des territoires de montagne face aux changements climatiques. Il est urgent de mettre en place des activités et des déplacements moins consommatrices d'eau, d'énergie, de biodiversité, et permettant aux habitants de vivre et habiter durablement sur leur territoire. C'est particulièrement vrai pour le Briançonnais.
L'organisation de JO sur le Briançonnais va pour au moins 10 ans retarder ce virage.
Ce n'est en aucun cas une opportunité, c'est un frein à la pérennisation de la vie de la vallée pour les raisons exposées plus haut, mais aussi parce que cela va plomber pour de longues années les budgets de la Ville et de la CCB.
Devant le fait accompli, sans que les habitants aient été consultés ni entendus sur la candidature aux JO, je vous livre mes commentaires sur le projet LOR, bien que les éléments fournis soient proches de zéro.
Toutes les expériences de voie supplémentaire ou de contournement en urbanisme montrent que l’encombrement ne diminue pas et que cela génère une augmentation du trafic.
Le projet ne tient absolument pas la route. La seule chose qui me paraisse aller dans le bon sens, c’est l’ambition de prioriser les transports en commun.
Après des annonces totalement utopiques de voie réservée, il a bien fallu en venir au principe de réalité : on ne peut pas avoir de 3e voie sans détruire une partie des villages traversés, les seuls terrains non construits étant inondables ou sujets aux coulées de boue (heureusement, sinon on n’aurait pas non plus de pâturages pour les demi-saisons, et la carte postale du chalet de montagne a aussi une vache et des moutons… )
Donc on aurait une 3e voie en pointillé, quand on peut, et quand les propriétaires des terrains concernés ne sont pas assez VIP pour être «protégés» par les édiles. D’où circulation en accordéon garantie. Les actuels points bloquants ne sauraient être améliorés, vu qu’il y aura encore plus de monde voulant traverser les voies, plus de parkings saturés et plus de résidents permanents et de saisonniers pour répondre aux besoins (gestion des déchets, approvisionnement des commerces, …)
J’ai cru comprendre que l’option pharaonique de tunnels du type de celui de Montgenèvre était déjà écartée.
Aujourd’hui en saison, l’après midi, on peut mettre une heure pour aller du Monetier au coeur de Briançon. Si la « voie » est réservée dans le sens montée, comment les athlètes et autres staffs vont-ils rentrer au Fort des Têtes se reposer, en hélicoptère ?
En phase « héritage », les mêmes accordéons perdureront, même si on réserve les bouts de voie ajoutés aux bus. Et quel sens choisira-t-on de privilégier ?
J’habite tout près de la gare de Briançon. À moins d’interdire la circulation et le stationnement aux résidents et usagers sur le parcours, le trajet continuera à bouchonner matin, midi et soir. Notamment sur l’avenue du Général de Gaulle, qui n’a pas la largeur pour accueillir une voie de bus à la place des stationnements, et dont les trottoirs sont déjà impraticables en hiver. Ou au niveau du rond-point du Leclerc, qui n’est fluide que lorsque le centre commercial est fermé et qu’il ne se passe rien de spécial dans la basse ville.
Même si ce projet avait une chance de rendre la circulation plus acceptable, il n’est pas compatible avec la nécessaire préservation des terres et de la biodiversité, et avec l’attractivité touristique paysagère. Et chaque m² imperméabilisé aggrave l’impact des risques naturels.
L'organisation de JO sur le Briançonnais va pour au moins 10 ans retarder ce virage.
Ce n'est en aucun cas une opportunité, c'est un frein à la pérennisation de la vie de la vallée pour les raisons exposées plus haut, mais aussi parce que cela va plomber pour de longues années les budgets de la Ville et de la CCB.
Devant le fait accompli, sans que les habitants aient été consultés ni entendus sur la candidature aux JO, je vous livre mes commentaires sur le projet LOR, bien que les éléments fournis soient proches de zéro.
Toutes les expériences de voie supplémentaire ou de contournement en urbanisme montrent que l’encombrement ne diminue pas et que cela génère une augmentation du trafic.
Le projet ne tient absolument pas la route. La seule chose qui me paraisse aller dans le bon sens, c’est l’ambition de prioriser les transports en commun.
Après des annonces totalement utopiques de voie réservée, il a bien fallu en venir au principe de réalité : on ne peut pas avoir de 3e voie sans détruire une partie des villages traversés, les seuls terrains non construits étant inondables ou sujets aux coulées de boue (heureusement, sinon on n’aurait pas non plus de pâturages pour les demi-saisons, et la carte postale du chalet de montagne a aussi une vache et des moutons… )
Donc on aurait une 3e voie en pointillé, quand on peut, et quand les propriétaires des terrains concernés ne sont pas assez VIP pour être «protégés» par les édiles. D’où circulation en accordéon garantie. Les actuels points bloquants ne sauraient être améliorés, vu qu’il y aura encore plus de monde voulant traverser les voies, plus de parkings saturés et plus de résidents permanents et de saisonniers pour répondre aux besoins (gestion des déchets, approvisionnement des commerces, …)
J’ai cru comprendre que l’option pharaonique de tunnels du type de celui de Montgenèvre était déjà écartée.
Aujourd’hui en saison, l’après midi, on peut mettre une heure pour aller du Monetier au coeur de Briançon. Si la « voie » est réservée dans le sens montée, comment les athlètes et autres staffs vont-ils rentrer au Fort des Têtes se reposer, en hélicoptère ?
En phase « héritage », les mêmes accordéons perdureront, même si on réserve les bouts de voie ajoutés aux bus. Et quel sens choisira-t-on de privilégier ?
J’habite tout près de la gare de Briançon. À moins d’interdire la circulation et le stationnement aux résidents et usagers sur le parcours, le trajet continuera à bouchonner matin, midi et soir. Notamment sur l’avenue du Général de Gaulle, qui n’a pas la largeur pour accueillir une voie de bus à la place des stationnements, et dont les trottoirs sont déjà impraticables en hiver. Ou au niveau du rond-point du Leclerc, qui n’est fluide que lorsque le centre commercial est fermé et qu’il ne se passe rien de spécial dans la basse ville.
Même si ce projet avait une chance de rendre la circulation plus acceptable, il n’est pas compatible avec la nécessaire préservation des terres et de la biodiversité, et avec l’attractivité touristique paysagère. Et chaque m² imperméabilisé aggrave l’impact des risques naturels.