
Déposer une contribution et consulter les avis
Retour vers Déposer une contribution et consulter les avisPassage, en force, impréparation, dossier de présentation indigent au possible, cette consultation est une mascarade. NON aux JO.
Bonjour,
Jamais la population n’a été consulté en amont sur la volonté d’accueillir ces jeux, ni sur leur utilité publique. Ces Jeux ont été décidés par les présidents de région, Wauquiez et Muselier adoubés par le président de la république sans qu’aucun d’entre eux n’aient été élus avec les JOP Alpes 2030 dans leur programme électoral. Idem pour les maires des stations hôtes qui ont mis leur population devant le fait accompli, le fait du roi… population dont ils feront immanquablement les poches pour payer les dettes, les jeux d’hiver étant toujours déficitaires.
Des jeux qui ne servent aucunement l’intérêt général, mais phagocytent et détournent l’argent public au profit du bétonnage, de l’artificialisation, du terrassement, des promoteurs, de la prédation sur les ressources en eau, de la gentrification.
Ces concertations préalables n’ont d’autre but que de tenter de faire accepter un projet inacceptable en 2026 avec la raréfaction de la neige naturelle, le chaos climatique que nous vivons déjà, les accords de Paris, les rapports du GIEC, etc.
Votre dossier de présentation de 20 page très aéré, est indigent au possible : aucun chiffrage, aucun coût, aucune étude, mais des éléments de langage à gogo et une opération de communication.
Pourquoi multiplier les concertations (3 pour les Aravis : 2 concertations de la Solideo : une pour St Jean et une pour le Grand Bo, une concertation de la CNDP pour les Confins à la Clusaz peut-être en septembre) dans un seul et même bassin de vie au sein de la CCVT si ce n’est pour éviter un débat national unique sur les JO et pour que la population ne s’exprime surtout pas sur l’ensemble du projet de JOP et sur sa pertinence.
3 concertations dans les Aravis alors que c’est un même territoire et que ces projets impacteront toute la communauté de communes et même au-delà, c’est déjà un gaspi d’argent public en soi, un gaspi de temps pour les citoyens et une belle entourloupe.
Consulter alors que les marchés sont déjà ou en passe d’être attribués revient pour la population a choisir la couleur des volets. Les avis recueillis ne compteront pour rien.
On a appris il y a 2 semaines que La Clusaz serait site paralympique et on nous assure que le village olympique sera adapté, oui mais à quel coût ? Les appels d’offres ont été lancées fin 2026 alors que les paralympiques n’avaient pas encore de sites ?
Et toutes les dessertes ? Et le camping qui va déplacé, où on ne sait pas, ce qui va artificialiser encore un peu plus ce site du Crêt resté jusqu’alors plutôt verdoyant.
Ce village olympique accueillera un gymnase pour la CCVT, sauf que 3km plus haut, La Clusaz, toujours aussi megalo, a déposé le permis de construire pour le sien de 5000m2 ce jeudi 9 juillet (sans même chiffrer le coput de fonctionnement !) gymnase que La Clusaz construit « grâce » aux JO pour lesquels l’argent public va couler à flot ce dont le village de moins de 1600 habitants se gargarise.
Quid du coût d’exploitation une fois que la Solideo se sera dissoute ?
Des équipes nationales commencent déjà à réserver dans les stations des Aravis où elles ont leurs habitudes, et ne logeront donc pas au village olympique : avez-vous questionné les fédérations pour proportionner correctement le village olympique ?
Annoncer le bilan de la concertation en novembre 2026 (pour le Grand Bornand) alors que les travaux vont débuter dès 2027, n’y a-t-il pas là une incohérence majeure puisque tout semble déjà décidé. La solideo dit elle-même que l’organisation de ces JO doit se faire dans les temps les plus rapides de l’histoire, mais tout ça sans jamais questionner la population sur le fond, sur l’intérêt général, sans jamais la questionner si elle veut de ces JO ou pas.
Gêne pendant les travaux, ressources en eau, circulation, coût, activité pendant les Jeux, les questions posées lors des réunions publiques n’ont trouvé aucune réponse de la part de la Solidéo, du flou, encore du flou…
Tout cela est sidérant et une insulte à l’intelligence collective des habitant·es qui ne seront là que pour constater les dégâts et pour payer votre incurie.
Vos Jeux sont criminels au regard du réchauffement climatique, de la chute vertigineuse de la biodiversité, des sécheresses, de la pénurie alimentaire à venir. Comment arrivez-vous à vous regarder dans la glace ? Comment arriverez-vous à regarder vos enfants en face vous qui, pied au plancher, bousillez encore un peu plus notre planète et notre joyau des Aravis avec la complicité des élus ?
Je suis farouchement opposée à ces JO qui ne laisseront qu’une terre brûlée en héritage et contribueront à compromettre l’habitabilité de notre planète.
L’avis du GREC Alpes-Auvergne et du GREC Sud est éloquent : le GREC Alpes-Auvergne et le GREC Sud sont très réservés quant à la mise en place d’une feuille de route (environnementale) alors que l’organisation des JOP 2030 lui paraît déjà discutable.
(…)
l’organisation de compétitions internationales telles que des JOP s’inscrit dans un rapport au monde hérité de la Révolution industrielle, reposant sur notre capacité à dépasser les limites naturelles en nous appuyant sur des réponses techniques. Cette posture s’inscrit directement dans les discours de l’inaction climatique (Lamb et al., 2020), notamment dans la perspective de « l’optimisme technolo- gique » qui fait particulièrement écho dans les stations de sports d’hiver. Celles-ci s’exposent aux risques de maladaptation, et avec elles leurs territoires supports, en privilégiant le recours à la pro- duction de neige en réponse à la dégradation des conditions d’exploitation des domaines skiables. Symboliquement, l’image est d’autant plus forte en montagne que la ressource en neige disparaît littéralement en même temps que s’intensifie le réchauffement climatique et où les progrès technolo- giques permettent de disposer d’un matériau de substitution, de nature à accroître les performances, mais en décalage croissant avec l’évolution des conditions naturelles. Mais jusqu’à quand ? Et dans quelle mesure l’énergie déployée pour leur organisation et l’occupation de l’espace médiatique qui en résultent sont autant de moyens qui encouragent à poursuivre une dynamique de continuité plutôt que de s’engager à repenser notre rapport au monde pour préparer l’avenir ? Dans ce contexte, aussi louable soit l’intention, la feuille de route environnementale des JOP 2030 ne peut être que le vernis d’une logique de développement des territoires qui ne tient pas compte des enjeux d’atténuation in- dispensables pour garantir l’habitabilité de notre planète.
Bien à vous.
Une habitante de la CCVT qui vit pour et grâce à la montagne
Jamais la population n’a été consulté en amont sur la volonté d’accueillir ces jeux, ni sur leur utilité publique. Ces Jeux ont été décidés par les présidents de région, Wauquiez et Muselier adoubés par le président de la république sans qu’aucun d’entre eux n’aient été élus avec les JOP Alpes 2030 dans leur programme électoral. Idem pour les maires des stations hôtes qui ont mis leur population devant le fait accompli, le fait du roi… population dont ils feront immanquablement les poches pour payer les dettes, les jeux d’hiver étant toujours déficitaires.
Des jeux qui ne servent aucunement l’intérêt général, mais phagocytent et détournent l’argent public au profit du bétonnage, de l’artificialisation, du terrassement, des promoteurs, de la prédation sur les ressources en eau, de la gentrification.
Ces concertations préalables n’ont d’autre but que de tenter de faire accepter un projet inacceptable en 2026 avec la raréfaction de la neige naturelle, le chaos climatique que nous vivons déjà, les accords de Paris, les rapports du GIEC, etc.
Votre dossier de présentation de 20 page très aéré, est indigent au possible : aucun chiffrage, aucun coût, aucune étude, mais des éléments de langage à gogo et une opération de communication.
Pourquoi multiplier les concertations (3 pour les Aravis : 2 concertations de la Solideo : une pour St Jean et une pour le Grand Bo, une concertation de la CNDP pour les Confins à la Clusaz peut-être en septembre) dans un seul et même bassin de vie au sein de la CCVT si ce n’est pour éviter un débat national unique sur les JO et pour que la population ne s’exprime surtout pas sur l’ensemble du projet de JOP et sur sa pertinence.
3 concertations dans les Aravis alors que c’est un même territoire et que ces projets impacteront toute la communauté de communes et même au-delà, c’est déjà un gaspi d’argent public en soi, un gaspi de temps pour les citoyens et une belle entourloupe.
Consulter alors que les marchés sont déjà ou en passe d’être attribués revient pour la population a choisir la couleur des volets. Les avis recueillis ne compteront pour rien.
On a appris il y a 2 semaines que La Clusaz serait site paralympique et on nous assure que le village olympique sera adapté, oui mais à quel coût ? Les appels d’offres ont été lancées fin 2026 alors que les paralympiques n’avaient pas encore de sites ?
Et toutes les dessertes ? Et le camping qui va déplacé, où on ne sait pas, ce qui va artificialiser encore un peu plus ce site du Crêt resté jusqu’alors plutôt verdoyant.
Ce village olympique accueillera un gymnase pour la CCVT, sauf que 3km plus haut, La Clusaz, toujours aussi megalo, a déposé le permis de construire pour le sien de 5000m2 ce jeudi 9 juillet (sans même chiffrer le coput de fonctionnement !) gymnase que La Clusaz construit « grâce » aux JO pour lesquels l’argent public va couler à flot ce dont le village de moins de 1600 habitants se gargarise.
Quid du coût d’exploitation une fois que la Solideo se sera dissoute ?
Des équipes nationales commencent déjà à réserver dans les stations des Aravis où elles ont leurs habitudes, et ne logeront donc pas au village olympique : avez-vous questionné les fédérations pour proportionner correctement le village olympique ?
Annoncer le bilan de la concertation en novembre 2026 (pour le Grand Bornand) alors que les travaux vont débuter dès 2027, n’y a-t-il pas là une incohérence majeure puisque tout semble déjà décidé. La solideo dit elle-même que l’organisation de ces JO doit se faire dans les temps les plus rapides de l’histoire, mais tout ça sans jamais questionner la population sur le fond, sur l’intérêt général, sans jamais la questionner si elle veut de ces JO ou pas.
Gêne pendant les travaux, ressources en eau, circulation, coût, activité pendant les Jeux, les questions posées lors des réunions publiques n’ont trouvé aucune réponse de la part de la Solidéo, du flou, encore du flou…
Tout cela est sidérant et une insulte à l’intelligence collective des habitant·es qui ne seront là que pour constater les dégâts et pour payer votre incurie.
Vos Jeux sont criminels au regard du réchauffement climatique, de la chute vertigineuse de la biodiversité, des sécheresses, de la pénurie alimentaire à venir. Comment arrivez-vous à vous regarder dans la glace ? Comment arriverez-vous à regarder vos enfants en face vous qui, pied au plancher, bousillez encore un peu plus notre planète et notre joyau des Aravis avec la complicité des élus ?
Je suis farouchement opposée à ces JO qui ne laisseront qu’une terre brûlée en héritage et contribueront à compromettre l’habitabilité de notre planète.
L’avis du GREC Alpes-Auvergne et du GREC Sud est éloquent : le GREC Alpes-Auvergne et le GREC Sud sont très réservés quant à la mise en place d’une feuille de route (environnementale) alors que l’organisation des JOP 2030 lui paraît déjà discutable.
(…)
l’organisation de compétitions internationales telles que des JOP s’inscrit dans un rapport au monde hérité de la Révolution industrielle, reposant sur notre capacité à dépasser les limites naturelles en nous appuyant sur des réponses techniques. Cette posture s’inscrit directement dans les discours de l’inaction climatique (Lamb et al., 2020), notamment dans la perspective de « l’optimisme technolo- gique » qui fait particulièrement écho dans les stations de sports d’hiver. Celles-ci s’exposent aux risques de maladaptation, et avec elles leurs territoires supports, en privilégiant le recours à la pro- duction de neige en réponse à la dégradation des conditions d’exploitation des domaines skiables. Symboliquement, l’image est d’autant plus forte en montagne que la ressource en neige disparaît littéralement en même temps que s’intensifie le réchauffement climatique et où les progrès technolo- giques permettent de disposer d’un matériau de substitution, de nature à accroître les performances, mais en décalage croissant avec l’évolution des conditions naturelles. Mais jusqu’à quand ? Et dans quelle mesure l’énergie déployée pour leur organisation et l’occupation de l’espace médiatique qui en résultent sont autant de moyens qui encouragent à poursuivre une dynamique de continuité plutôt que de s’engager à repenser notre rapport au monde pour préparer l’avenir ? Dans ce contexte, aussi louable soit l’intention, la feuille de route environnementale des JOP 2030 ne peut être que le vernis d’une logique de développement des territoires qui ne tient pas compte des enjeux d’atténuation in- dispensables pour garantir l’habitabilité de notre planète.
Bien à vous.
Une habitante de la CCVT qui vit pour et grâce à la montagne